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Vendredi 12 juin 2009
Voici le communiqué ce matin reçu à la rédaction du BSC NEWS MAGAZINE

Le Prix du Livre Environnement 2009 a été décerné hier à Philippe Jurgensen pour L'Economie verte. Comment sauver notre planète, chez Odile Jacob. La Mention Spéciale Jeunesse a été attribuée à Alain Serres et Zaü pour Je serai les yeux de la terre, chez Rue du Monde.
 
 
Cyclones, inondations, incendies se succèdent à un rythme accéléré depuis quelques années. L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les sols qui nous nourrissent continuent de se dégrader, sans parler du climat qui se réchauffe, de l’énergie qui se raréfie et de la biodiversité qui se réduit.
Tout le monde, ou presque, s’accorde aujourd’hui pour reconnaître qu’il y a urgence ; mais, concrètement, que peut-on faire, à l’échelon individuel, national ou international ? Quelles sont les priorités, quels sont les obstacles ? Quelles sont les échéances raisonnables ? Quels sont les programmes réalistes ?
Réagir efficacement, ce n’est pas lancer des anathèmes contre la mondialisation, faucher des cultures expérimentales ou préconiser l’arrêt de toutes les centrales nucléaires. C’est, au contraire, retourner, au profit de la nature, les deux grands instruments qui ont, parfois, contribué à la détruire : une science bien comprise, qui offre de multiples promesses, et une économie qui ne demande qu’à faire jouer ses lois en faveur de l’environnement, pourvu qu’on valorise, comme il convient, les productions écologiques.
Professeur à Sciences-Po Paris, spécialiste des questions d’économie et d’environnement, Philippe JURGENSEN dirige aujourd’hui l’Autorité de contrôle des assurances.
 
Pour en savoir plus sur le Prix du Livre Veolia Environnement 2009, rendez-vous sur
www.prixdulivre.veolia.com
 
 
PRIX DU LIVRE ENVIRONNEMENT 2009 
 
L’ECONOMIE VERTE
Comment sauver notre planète ?
de Philippe JURGENSEN
Editions ODILE JACOB
Essai– 329 pages - 27,00 € TTC 
Par Nicolas Vidal - Publié dans : Sorties littéraires - Communauté : BSC NEWS MAGAZINE
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Vendredi 5 juin 2009
« 

"Quelque part sur le chemin je savais qu’il y aurait des filles, des visions, tout, quoi ; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare. » Sur la route - Jack Kerouac

C’est en ces termes que Jack Kerouac décrit la Route, Sa Route, celle du voyage, des rencontres, de l’amour, de l’amitié, de la difficulté et de la connaissance. A mon sens, cette phrase contient la quintessence de ce que peut représenter l’existence, le destin, la capacité, et la vie. Je vous accorde qu’il n’est pas d’une audace fantastique de citer l’écrivain Jack Kerouac lorsque ce sujet est abordé. Cependant, l’œuvre de Kerouac retranscrit une existence en perpétuel mouvement et délibérément exposée à tous les sentiments humains. Ainsi, « Sur la Route » apparaît comme un texte fondamental dans la Curiosité et dans l’Expérience de l’Existence.


La Route exige des choix

Qu’on le veuille ou non, et quel que soit le nom qu’on lui donne, nous marchons tous et sans exception sur cette route qui déroule sous nos pieds, ses plaisirs, ses turpitudes et ses tempêtes. Et il ne tient qu’à nous de modeler son inclinaison et provoquer sa fantaisie. Et cette idée que chaque destin est finalement malléable a quelque chose d’embarrassant voire de gênant pour notre conscience. Est-il question de capacité, de confort plus que de volonté pour décider de la trajectoire de notre destin ?
La Route scintille à la rupture parfaite du point de jonction de la volonté et de la possibilité de faire. Elle repose également sur une multitude de choix qui s’offre à nous en permanence : le choix d’aimer, de mépriser, de s’engager, de se taire, de s’effacer, de s’insurger, de se laisser faire, de prendre les choses en main … L’individu apparaît en position de force lorsqu’il est amené à évaluer et à décider pour lui au gré des événements et des situations qu’il subit ou qu’il provoque. La Route est une existence jalonnée de choix, d’engagements et de prise de conscience à la différence d’une vie que l’on suit à tâtons «  Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j’aurais avec lui, j’allais entendre l’appel d’une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi pour copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou un sur un lit d’hôpital, qu’est ce que cela pouvait me foutre… » (« Sur la Route » Jack Kerouac – Sal à propos de Dean Moriarty)


L’expérience de la Route

La Route représente un carrefour de choix et d’embranchements de réponses. Il arrive fréquemment que la passion, la douleur, la peur, le manque de courage, l’inertie, l’ennui et toutes les affections humaines nous poussent à rebrousser chemin, à tergiverser et à fuir. Parfois à tort ou à raison, mais l’engagement du choix est fait. C’est en cela que notre existence se nourrit d’expériences. «  Nous connaissons la vie, Sal, nous nous faisons plus vieux l’un et l’autre, petit à petit, et nous en venons à connaître les choses. Ce que tu me dis sur ta vie, je le comprends bien, j’ai toujours étudié tes réactions et maintenant, de  fait, tu es mûr pour te mettre en cheville avec une vraie fille magnifique si tu peux du moins la trouver et la former et que son esprit devienne ton âme comme je suis efforcé si péniblement d’y atteindre avec les foutues femmes que j’ai eues. Merde ! Merde ! Merde ! » (« Sur la Route » Jack Kerouac – Dean Moriarty parlant à Sal)
Cependant, tisser de ses mains une route à sa mesure n’a rien de facile. L’incertitude de nos choix et de leur conséquence rebute à prendre des décisions. Et la question centrale reste de savoir s’il est plus confortable de déambuler au gré des incertitudes ou d’engager sa vie à choisir sa destinée, pas après pas.«  Oh ces idiots, ces idiots ces idiots de Okies, ils ne changeront jamais, complètement et incroyablement idiots, au moment où  il s’agit de passer à l’action cette paralysie affolée, hystérique, rien ne leur colle plus la trouille que leurs propres désirs...»» (« Sur la Route » Jack Kerouac – Dean Moriarty assis en pleine poussière d’Alameda Boulevard)


La solitude de la Route

La Route n’accepte ni l’égoïsme ni l’individualisme, c’est à proprement parler l’échange et la promiscuité qui lui sert de foyer. Par contre, la solitude du choix est permanente car l’expérience est personnelle. Nos choix peuvent déplaire, irriter, froisser mais l’évolution nous pousse à prendre des décisions pour soi.


La Route du Voyage

La meilleure expression de la Route reste pour moi le Voyage. Se confronter de tout son être à ce qui nous est différent, distant, lointain et parfois incompréhensible. Je me souviens parfaitement de mon premier séjour aux USA. J’arrive au beau milieu de la nuit à Los Angeles. Et me voilà propulsé sur les trottoirs de la cité des Anges,  absorbant malgré moi tout le lyrisme d’une Amérique frénétique et humide. Des millions de gens s’entrechoquent autour de vous, des proportions démentielles d’une nation difforme qui se dressent au-dessus de votre tête en plus d’être perdu sur une Côté Ouest qui avait été 40 ans auparavant le berceau d’une Beat Generation très avant-gardiste.

Sans le savoir, j’étais en train de me forger à tout juste 17 ans un amour immodéré pour l’Amérique du Jazz, du Be Bop, des Clochards Céleste, de la littérature américaine dans son ensemble et pour la Route. Alors que l’on approchait les 4 heures du matin à Los Angeles, je serrais fermement ma main sur un exemplaire de «Sur la Route», ma soeur fidèle, glissée dans la poche arrière de mon Jean...


Par Nicolas Vidal
Par Nicolas Vidal - Publié dans : Mes chroniques dans le BSC NEWS - Communauté : BSC NEWS MAGAZINE
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Vendredi 5 juin 2009


Une vie, un sillage, une philosophie, un apprentissage, un but, un chemin? La Route déchaîne les passions de la curiosité, de la connaissance et du risque d’exister. Nous avons tenté d’en savoir plus sur les degrés divers de cette idée enivrante en matière de littérature, de musique et de cinéma. Il y a quelque chose d’inespéré et d’indicible sur ce thème. Et peut-être que le fait de s’appuyer fermement avec ses deux bras sur des livres, des disques ou encore des films peut nous permettre d’aller plus en avant dans l’appréciation de cette Route. Elle est aussi magnifique qu’intime à chacun. Et j’y vois deux trajectoires diamétralement opposées. Prenez «Sur la Route» de Jack Kerouac qui s’apparente à une odyssée superbe, flirtant avec la parcours initiatique au plus profond de l’amitié et de l’amour. Et revenez maintenant sur vos pas et ouvrez «L’homme qui voulait vivre sa vie» de Douglas Kennedy, qui relate la vie de Ben Bradford qui s’efface après avoir commis un meurtre pour recommencer à zéro une autre existence et une partie nouvelle. Pourtant, nous suivons toujours pas à pas la Route de deux héros de littérature. Mais son sens change fondamentalement de l’un à l’autre. Pour l’un, une mise en danger et une recherche boulimique d’expériences sous le ciel azuré d’un horizon américain neuf et pour l’autre, une fuite en avant qui ressemble étrangement à un besoin irrépressible de rédemption. Parce qu’au delà de la ligne d’horizon, chaque route est personnelle.

Bonne lecture et bonne route

Nicolas Vidal.



Copyright photo/ D.CRESPIN
Par Nicolas Vidal - Publié dans : Les Editos du BSC NEWS MAGAZINE - Communauté : BSC NEWS MAGAZINE
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Vendredi 24 avril 2009
Sous le rayonnement des deux

BSC NEWS MAGAZINE - AVRIL 2009 - SPECIAL LITTERATURE ET INTERNET


Le BSC NEWS MAGAZINE est l’un des nombreux enfants du mariage de la littérature et d’Internet. A sa création, nous n’avons pas eu à choisir entre un règne établi et un empire en construction. Tout pouvait s’entremêler sous le rayonnement des deux.
Récemment, un confrère me glissait « On ne pourra jamais vous enlever votre rôle de précurseur dans le média numérique, qui plus est, littéraire». J’acquiesçais, délicieusement flatté et je lui répondais « Internet est le moyen, la Littérature en est la quintessence.»
N’est-ce pas là une dimension stupéfiante que de propulser l’information littéraire via le web et permettre à des milliers de lecteurs d’en profiter gratuitement sans restriction de place, de frontière et de diffusion ?
Cependant, loin de moi l’idée que littérature et internet en appellent seulement aux médias numériques.

Qu’il nous enchante ou nous rebute, nous devons concéder, cependant, que c’est un nouvel horizon pour le livre qui s’offre à nous ; lecteurs, auteurs, écrivains, éditeurs, médias et tous les passionné(e)s de littérature.

Ainsi, au sein de ce dossier spécial, nous avons souhaité donner la parole à un certain nombre d’acteurs qui investissent la toile et qui s’occupent de littérature chacun à leur façon. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.Des blogueurs passant par les majors de l’édition en ligne jusqu’aux perspectives qui nous interpellent sur l’avenir du livre papier, notre rédaction a tenté de dresser un état des lieux de cette ère nouvelle de la littérature sur Internet.
A la fin de la lecture du BSC NEWS MAGAZINE, vous serez peut-être renforcé dans l’idée que la littérature s’enferme sur internet ou au contraire que cela vous semble un eldorado inespéré pour la création et la diversité.
Mais dans tous les cas, et je reprends la phrase de Julie Cadilhac, nous serons probablement nombreux «à ne pas oublier le parfum d’un bon roman».

Bonne lecture à tous.

Et merci de votre fidélité tous les jours un peu plus ébouriffante.


Nicolas Vidal.
Fondateur et rédacteur en chef du BSC NEWS MAGAZINE

http://www.bscnews.fr
Par Nicolas Vidal - Publié dans : Les Editos du BSC NEWS MAGAZINE - Communauté : BSC NEWS MAGAZINE
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Lundi 6 avril 2009

YES WE CAN

Sur les plateaux de Canal +, lorsqu’il s’agit de ballon rond, les analyses et les statistiques sont reines et princesses d’infos qui se mordent la queue avec une obstination fascinante ; pourcentage de buts marqués entre le 8ème et la 17ème minute de la fesse droite ou gauche, récupération et possession du ballon sous forme de croquis interactif vert ou bleu, série de victoires ou de matchs nuls depuis les années 82 par temps de pluie ou de neige (et oui, cela a son importance, Monsieur!), proportion de buts de la tête, du pied droit, du tibia gauche ou du petit orteil.
Rien n’échappe à la fameuse palette de Philippe Doucet. Et quelle palette ! Une sorte de grande parade du football avec ces calculs savants et ces algorithmes terriblement compliqués, nécessaires voire capitaux à la compréhension d’un “match de ballon”. Les commentaires de nos spécialistes laissent ponctuellement la place pendant le match ( et défense absolue de rater les commentaires à la mi-temps, c’est le climax !) à des salves fournies de considérations mathématiques de toutes sortes pour comprendre clairement que le débordement de l’ailier qui loupe lamentablement son centre n’est en fait qu’une mauvaise appréciation de l’hypoténuse qui relie le banc de touche au poteau du gardien. Et cette action où l’avant-centre finit à quatre pattes derrière le ballon n’est ni plus ni moins que la méconnaissance du cosinus que forment les trois défenseurs lancés sauvagement à sa poursuite, prêts à le faucher pour corriger cette triste équation.
Mais récemment, nous avons connu un paroxysme lors de ce match flamboyant, mythique même, entre Lyon et Le Mans malheureusement éclipsé par les élections américaines ! Voilà que l’équipe Canal + attitrée des soirées de Ligue 1 a clairement expliqué pendant de longues minutes ce à quoi pouvait correspondre le coefficient de spectacularité ! J’ai eu beau chercher “spectacularité” dans le dictionnaire mais rien, introuvable, totalement absent entre spécimen et spectre ! Alors je me suis tourné vers “coefficient” et là, je cite “nombre qui multiplie la valeur d’une quantité”. Alors, posons, dès à présent, ces deux termes côte à côte et tentons de comprendre la démonstration de nos confrères “footeux” de Canal +. Peut-être qu’en divisant le nombre de spectateurs (n’oubliez pas de soustraire les invités, les journalistes, les femmes enceintes et les stewards), au nombre de joueurs gauchers ( Ne tenez pas compte des gardiens) et en additionnant à ce résultat, le nombre de joueurs enrhumés ou constipés ce soir-là et en multipliant tout cela par le nombre de contrôles de l’oreille, on doit parvenir grosso modo, au nombre magique du coefficient de spectacularité.
Je vous concède que commenter un match de Ligue 1 n’est pas forcément une partie de plaisir, mais meubler avec des concepts aussi avant-gardistes a quelque de chose de terriblement stupéfiant et de ...“spectaculaire”.
Et grâce à vous, Messieurs, nous pouvons encore rêver d’une Ligue 1, enorgueillie d’un coefficient de spectacularité bien en avance sur nos voisins européens et ce pour encore de longues années.
YES, WE CAN !
Par Nicolas Vidal - Publié dans : Actuellement, cela me fait sourire - Communauté : BSC NEWS MAGAZINE
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